La molasse du crétacé présente en épaisseur à Saint Gabriel en a fait un lieu d’exploitation de la pierre depuis l’Antiquité, toute activité ayant cessé en 1976. Les derniers temps, ce sont des blocs déjà extraits qui ont été exploités. On appelait cette pierre « pierre de Tarascon* ».
Deux grands fronts de taille en flanc de colline, proches de la chapelle, sont bien visibles. L’un d’eux permet de voir l’aqueduc romain qu’il a éventré.
On peut repérer des indices de la présence d’un atelier de taille de la pierre près du carrefour du chemin de Lansac et de la route d’Arles. On a aussi trouvé des grands blocs à la taille inachevée (demi ou quart de colonne engagées – Gateau/Gazenbeek 1999). Une des couches de brasier (poussière de taille) à plus d’1 m de profondeur sous le limon a livré des tessons permettant de dater du 1er siècle av. J.-C.*.
Il a bien été prouvé par des méthodes physiques et chimiques que les pierres chargées sur le chaland d’époque romaine sorti du Rhône (Musée Arles Antique) provenaient de Saint-Gabriel (Arles Rhône III sous la direction de Sabine Marlier). Il est cependant difficile de déterminer la zone d’exploitation antique. Des fronts de taille anciens affleurent encore dans la zone de pinède de la Tour et le long de la route D33 (Otello Badan).
Beaucoup de monuments locaux ou plus lointains ont été bâtis avec la pierre de Saint-Gabriel : la chapelle elle-même, l’amphithéâtre d’Arles, le Pont du Gard, Vaison, Glanum…
*Archeonautica 18/2014
et contribuer directement à la sauvegarde du patrimoine architectural et spirituel de la chapelle Saint-Gabriel de Tarascon.
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