La chapelle Saint-Gabriel a succédé à une chapelle Saint-Philippe présente au VIIIè ou IXè siècle, élevée au niveau du parking actuel. La réfection de la route a permis d’en voir les traces (C. Pribetich). La représentation du tympan concernant l’Annonciation et la Visitation proviendrait peut-être de cette première église en réemploi (JM Rouquette).
Longtemps après la période romaine d’Ernaginum, les invasions barbares passées et les guerres baussenques terminées (1161), une population s’est installée sur le site, profitant du commerce de transbordement des marchandises arrivées par voie d’eau ; du moins jusqu’aux travaux d’assèchement des marécages qui ont poussé la population à se déplacer vers le rocher de Tarascon. Une église desservait le village médiéval sans doute prospère mais dont nous n’avons plus beaucoup de traces.
Les arguments de datation sont essentiellement la comparaison de détails architecturaux avec ceux d’autres églises dont la date de construction est connue : cloître de Saint-Trophime d’Arles (1170) et cathédrale de Saint-Paul-Trois-Châteaux (1180). Saint Gabriel est géographiquement entre les deux et on estime donc sa construction dans le dernier quart du XIè siècle (Alan Borg, Oxford 1972). Au moment de la Réforme grégorienne, le décor se développe sur les espaces ecclésiaux avec un goût prononcé pour les représentations issues de l’Antiquité. Les exemples ne manquaient pas dans la région d’Arles. C’est aussi au XIIè siècle qu’Arles devient une étape du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle avec un retentissement sur toute la région.
et contribuer directement à la sauvegarde du patrimoine architectural et spirituel de la chapelle Saint-Gabriel de Tarascon.